Hydraulique ou aérienne : deux chaux, deux métiers
La chaux hydraulique durcit au contact de l'eau, grâce à l'argile ou à la silice naturellement présente dans le calcaire d'origine. On la reconnaît au sigle NHL — Natural Hydraulic Lime — suivi d'un chiffre qui donne sa résistance à la compression : NHL 2 pour les supports tendres et les intérieurs, NHL 3.5 pour la majorité des corps d'enduit, NHL 5 pour les soubassements et les zones très exposées.
La chaux aérienne, elle, durcit lentement au contact de l'air : elle réabsorbe le dioxyde de carbone que la cuisson lui avait retiré. C'est la carbonatation. Le séchage est plus long, la résistance mécanique moindre, mais la blancheur et la profondeur du rendu sont sans équivalent. C'est la chaux des finitions : badigeon, stuc, enduit décoratif.
Choisir l'une ou l'autre n'est pas une question de goût mais de support. Un mur en pierre calcaire humide ne reçoit pas la même chaux qu'une cloison en plaque de plâtre. Le diagnostic précède toujours le devis.








